Lumière

Un jours, quelqu'un m'a laissé un commentaire en me disant de voir la lumière la où je devais la voir (ou un truc comme ça). J'ai suivi le conseil et voila ce que je vous offre : 

        J'avance. Ca fait longtemps que j'avance. Combien de temps ? J'en sais rien. Des jours peut être des années. Je ne compte plus. le chemin est devenu tout boueux. Les arbres sont tous morts. Il fait froid. Le ciel est tout noir. Il n'y a ni eau, ni oiseau, ni herbe. juste des arbres morts, un ciel noir et, devant moi, de la boue. Les chemin ne s'est jamais arrêté, je viens de nulle part et je vais vers nulle part. Tout se ressemble. le temps ne court plus mais les sombres nuages courent là-haut.
        Mes cheveux sont sales, à force de tomber, ils sont sales. Mes yeux me piquent, je ne dors plus pour faire plus de chemins alors ils me piquent ; mais ausi à cause des larmes qui sèchent sur mes joues pleines de terre. Mes pieds nus semble encore plus froid que le reste de ma carcasse. Ma chemise blanche est déchirée et tachée par la fange.
        Les arbres morts forment des forêts infinies dans lesquelles je ne vais pas. Tout est gris. Et moi j'avance. On dirait un cauchemard. Ma bouche est sèche et je suis faible. Pourtant mes jambes me portent. J'ignore par quelle possibilité. Je passe devant un gros arbre mort qui borde le chemin boueux. En passant, je lis rapidement l'écritaux à moitié éffacé : "Continuez tout droit".
        L'écritaux est en forme de flèche indiquant un point à rejoindre. Je continuais à marcher. Il n'ya rien àregarder, rien à entendre, rien à sentire. Il n'ya rien.
        Plus j'avance et plus je sens la vie me quitter, s'évaporer comme se sont évaporer tous mes éspoirs d'arriver au bout de ce chemin. C'est ça l'éternité ? C'est ça l'errance ? je ne me pose ces questions. Je ne cherche même plus la réponse.
        Je continue d'avancer, les bras ballant, trop lours à porter. Tout est mort.Je suis engourdie par le froid.
        Soudain, une racine d'un arbre mort, me fait trébucher? Je tombe en avant. La chute semble éternellement longue. Je m'offre le luxe d'un dernier espoir : celui d'espérer. Espérer que cette chute sera la dernière, que je ne touchearis pas le sol mais que je basculerais dans la mort et que je quitterais ce chemin.
        Mais la réalité est plus horrible que ça. Non. Il ne s'est rien passé. Je suis couché de tout mon long dans la boue, les mains de chaque côté de la tête qui elle est tournée vers la gauche. la mort viendra me chercher ici. Tant pis. Le rendez-vous sera là. J'attend sa venue. Je veux garder les yeux fermés mais c'est plus fort que moi. J'expose alors mon regard vide de tout à ce paysage mort et gris. Je me convaincs que ce n'est pas là que je trouverais quelque chose qu'un jour on a nommé "espoir".
        Plus rien n'existe. J'attend là, couchée dans la boue froide qui s'accroche à ma peau nue et à ma chemise. J'ai refermé les yeux. Ils ont tout vu. Ou plutôt ils ont pu ne rien voir. Je n'attend même plus qu'on m'achève, j'écoute le silence, celui que j'entend depuis monarrivée ici.
        Je commence à m'endormir. Je sens que ce sommeil va être lourd. L'accumulations de toutes les nuits sans dormir. Ah ! je le sens arriver, il s'empare de tout mon corps et je prie pour qu'il ne le lâche plus jamais.

        J'avais fermés les yeux pendant quelques minutes. Le sommeil se faisait attendre. Puis soudain, alors que tout espoir ne paraissait plus, je sentis une lumière me caresser le dos. C'était chaud. Je sortis de mon semi-trépas, me relava et m'assis dans la boue dont je ne sentais plus le froid. Mes cheveux sales tombaient enmèches lourdes et humides devant mon visage que je sentais se réchauffer. La lumière brillait devant moi à quelques mètres. Je la regardais avec fascination. Etait-ce un signe qui me disait de continuer ? Etait-ce le point à atteindre indiqué par le panneau ? Ou allais-je me réveiller pour constater que je marcherais toujours dans ce même décor, celui-là même dans lequel je me suis assoupi ?
       Pourtant, tout était si réel. Je me suis levé et j'ai avancé vers cette lumière, vers cette clarté chaude et éblouissante dont les rayons ressemblaient à des bras qui m'étaient tendus. Je me sentis soudain happée par cette clarté. Je basculais soudain dans un vide bleu. Je tendais mes bras et mes jambes désormais remplis d'une force nouvelle. Ma voix sortait enfin du fin fond de ma gorge en une série de cris mêlant joie et peur. Mon corps se tendait en l'air. Le vent souflait sur les nuages blancs alentour. Je me sentais voler. ma chute s'arrêta soudainement et au lieur de descendre je progressais à l'horizontal. Oui, littéralement je volais. Je volais, j'avai des ailes et je les entendais faire "flap-flap" dans mon dos. Mais pourtant je ne sentais aucune aile dans mon dos. Je sentais jusute deux mains qui m'avaient prise sous mes bras tendus. J'ai aussi entendu : "on se prend pour un ange belle demoiselle ?".
       
Ainsi avions nous tournoyés quelques instants dans cette immensité bleue avant de se poser sur une terre pleine d'herbe bien verte, de fleur et d'arbres pleins de vie.
        Il m'a déposé près d'un lac d'eau claire, ombragé par un saule plereur.
- Et bien, tu n'as pas peur du vide ça se voit !
- Je...Désolée, j'ignorais qu'il y avait du monde ici.
- Du monde ! s'exclama-t-il, tu es la première venue, je suis seul dans le jardin;
        Il s'est adossé contre le saule. C'était un ange, oui, un ange qui me parlait. Il était grand, de longs cheveux coulaient sur ses épaules larges et nues. Il ne portait q'un long pantalon maintenu à la taille par un cordon. Ses yeux verts étaient tout aussi magnifiques que ces ailes qui s'étaient gracieusment repliées dans son dos. Ils reflêtaient la vie même et la joie.
- Qu'est ce que... Pourquoi suis-je ici ? demandé-je finalement.
- C'est toi qui m'a appelé ? Tu m'as appelé non ? Je t'ai entendu dans l'au-delà, répondit-il.
- Sûrement, dis-je en détournant la tête, si tant est que je n'ai pas ouvert la bouche depuis mon arrivée là-bas...
- Ah bon. Bien en tout cas, tu peux rester ici, cela nous arrangerais tout les deux je crois.
- Pourquoi ? demandé-je naïvement
- Parce que toi tu n'es plus dans l'au-delà donc tu ne souffres plus, non ? Et moi je ne garderais plus ce jardin tout seul, je m'ennuyais tu sais ?
- Oui. Un endroit aussi beau et ne pas pouvoir le partager...ce doit être dur.
         Il me regarde un moment. je me sentais toute petite petite à côté de lui. J'étais sale et j'avais très soif. Il sembla ire mes pensées :
- Oh mais j'oublie, tu dois avoir soif, ou tu veux peut être te baigner ?
- Euh, oui, merci beaucoup.
- D'acord, je vais te laisser alors...
- Oui...
        Il n'était plusadossé au saule. Il déploya ses grandes ailes mais je le coupais dans son élan en me jetant dans ses bras et en lui répétant trois ou quatre fois "merci". De chaudes larmes coulaient ur mes joue sales. J'étais plaquée contre son corps chaud et lui m'entourait de ses bras forts.

- Non, c'est moi qui te remercie...murmura-t-il.

Le soleil brillait fort.

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 01/03/2008

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